Manuel D1 PF Research

Introduction

Ce manuel a été conçu pour aider à l’élaboration adéquate du document D1 Recherche, qui est la première étape de la construction du projet final (PF). Vous trouverez ici les informations nécessaires pour remplir les champs obligatoires de ce document, ainsi que quelques exemples pour faciliter la compréhension.

Considérations initiales

Voici quelques considérations importantes à prendre en compte lors de l’élaboration du document :

  • N’utilisez pas lettres majuscules tout le temps, c’est-à-dire utilisez toujours le format de la phrase, exactement comme ce texte est écrit.
  • L’écriture en majuscules de manière permanente est considérée comme un signe d’impolitesse et est difficile à lire pour beaucoup, tout comme dans le langage informatique, elle est interprétée comme un hurlement virtuel.

Point 1 : Nom du programme d’études

Cette information est essentielle pour analyser la pertinence de la proposition du sujet de projet final par rapport au programme d’études auquel vous êtes inscrit. Il est important de préciser la spécialité/option si le programme étudié l’inclut.

En cas de doute sur le nom correct du programme d’études, consultez le PANAL, comme c’est indiqué dans la figure ci-dessous : Certains programmes de double diplôme peuvent avoir des noms différents selon les universités. Le cas échéant, ne sélectionnez qu’un seul d’entre eux et complétez le champ avec le nom du programme étudié.

Point 2 : Nom de l’élève

Dans cette section, veuillez indiquer votre nom complet, y compris tous les prénoms et noms, sans utiliser d’abréviations.

Point 3 : Type de recherche

Dans cette section, vous devez sélectionner le type de recherche sur lequel vous travaillerez dans le cadre du projet final. Choisissez parmi les options suivantes celle qui correspond à votre PF :

  • Recherche quantitative : Elle utilise la collecte de données pour tester des hypothèses basées sur des mesures numériques et des analyses statistiques afin d’établir des modèles de comportement et de tester des théories.
  • Recherche qualitative : C’est elle qui rassemble les discours existants sur le sujet et qui en fait une interprétation rigoureuse. Elle ne nécessite pas de procédures numériques, statistiques ou mathématiques, mais permet d’obtenir des données descriptives par le biais d’une variété de méthodes possibles.
  • Recherche mixte : Elle implique un ensemble de processus de collecte, d’analyse et de mise en relation de données quantitatives et qualitatives dans le cadre d’une étude unique ou d’une série d’enquêtes visant à répondre à un énoncé de problème.

Point 4 : Titre du PF proposé

Le titre du document est l’un des éléments les plus importants et doit respecter les caractéristiques fondamentales :

  • Extension : Le titre doit être court. Il n’y a pas de nombre exact et l’étudiant devra évaluer la situation. S’il est possible d’exprimer le titre avec 10 mots et non avec les 13 mots initialement prévus, il est évident qu’il reste 3 mots qui peuvent être éliminés.
  • Fiabilité : Le titre doit être fidèle au contenu de l’œuvre et représenter l’essence de la recherche. Le titre du document peut faire référence au sujet de la recherche, à l’objectif général de la recherche ou à la conclusion de la recherche. Le titre doit refléter en premier lieu la conclusion du travail, mais comme il n’y a pas de conclusion à ce stade, il est préférable de formuler le titre en référence au sujet ou, mieux, à l’objectif général.
  • Compréhensibilité : Il est évident que le titre doit être absolument compréhensible, c’est-à-dire que la personne qui lit le titre de l’article doit comprendre clairement ce qui a été étude. Une erreur très commune que seuls les experts du domaine liront l’ouvrage. Il est suggéré d’examiner les titres d’articles dans les revues scientifiques et de s’en inspirer s’ils sont compatibles avec sa propre proposition.

Point 5 : Énoncé du problème et question de recherche

Comment élaborer l’énoncé du problème ?

Il s’agit de décrire le phénomène observé lui-même, tel qu’il apparaît dans la réalité. L’objectif est de décrire le fait, la question ou la situation qui attire l’attention et qui est totalement lié au domaine de connaissance et au programme d’études choisis.

Pour bien écrire, il faut partir de l’observation du phénomène où il semble que quelque chose ne va pas, qu’il y a une lacune dans les connaissances ou que ce qui est connu nécessite une nouvelle version. Il s’agit d’une première description de ce qui se passe, sans inclure d’éléments théoriques. C’est pourquoi il est nécessaire de le délimiter par une question de recherche bien structurée, en accord avec le domaine d’étude, et surtout valable pour le développement de la recherche. Cette question représente le principe directeur de l’ensemble de la recherche.

Comment poser une question de recherche ?

  1. Commencez par un thème général : Un sujet large offre un certain nombre de pistes à explorer dans votre recherche d’une question de recherche viable. Le brainstorming et la cartographie conceptuelle sont des techniques qui aident à développer un sujet en sous-thèmes et en questions de recherche potentielles.
  2. Procéder à un examen préliminaire de la littérature correspondante : Une fois le sujet choisi, une analyse préliminaire de la littérature correspondante peut être entamée. Cette première étape de la recherche permet d’atteindre deux objectifs :
    • Découvrir les questions qui sont actuellement débattues par les universitaires et les chercheurs dans le même domaine de connaissances.
    • Apprécier les lacunes ou les limites des connaissances existantes sur le sujet.
  3. Délimiter le sujet et déterminer les questions de recherche potentielles : Une option consiste à se concentrer sur les lacunes dans les connaissances existantes ou dans la littérature récente. Cette méthode consiste à élaborer des questions de recherche à partir des limites identifiées dans la littérature et qui ont été des domaines d’étude négligés.
  4. Évaluer la pertinence de la question de recherche choisie : Pour ce faire, une bonne stratégie consiste à utiliser l’acronyme FINER :
    • Réalisable : Une bonne question de recherche est réalisable, ce qui signifie que le chercheur peut y répondre.
    • Intéressant : La question de recherche idéale présente un intérêt non seulement pour le chercheur, mais aussi pour la communauté universitaire à laquelle le sujet appartient.
    • Roman : Une question de recherche doit être élaborée afin d’apporter de nouvelles connaissances au domaine d’étude abordé.
    • L’éthique : Les questions et l’étude subséquente doivent être approuvées par les comités d’examen et les autorités compétentes.
    • Pertinent : La question de recherche doit être pertinente pour la communauté scientifique et les personnes impliquées dans le domaine d’étude. Dans la mesure du possible, la question doit également être pertinente pour l’intérêt du grand public.

Voici quelques exemples de questions de recherche :

Question principal de recherche Est-ce que c’est bon ?
Est-ce que ce sont les garçons ou les filles qui ont le plus de talents dans le domaine de la technologie, et est-ce que l’éducation joue un rôle à cet égard ? Non. Il s’agit en fait de deux questions au lieu d’une. En outre, il est trop général et manque de concepts bien définis.
Qu’est-ce que l’iconoclasme ? Non. Cette question descriptive est trop simple pour être une question de recherche principale. Toutefois, il pourrait s’agir d’une bonne première sous-question.
Quels sont les problèmes spécifiques et les caractéristiques des différents types de chats errants (par exemple, les chats de ferme, les chats sauvages ou les chats errants dans les zones urbaines) ? Oui. Il s’agit d’une question de définition clairement formulée.
L’éducation joue-t-elle un rôle important dans la réputation d’une école secondaire ? Non. Il s’agit d’une question déductive limitée avec une réponse simple « oui/non ».
Comment expliquer la Seconde Guerre mondiale ? Non. Il s’agit d’une question explicative qui n’est pas suffisamment précise et qui, de ce fait, n’aboutira pas à une réponse concise.
Quels sont les travailleurs les plus productifs dans l’industrie musicale, ceux qui font de la musique classique, du rock ou de la techno ? Non. Elle n’est pas assez spécifique et pourrait être trop large. Nous parlons de travailleurs dans quel secteur spécifique ? Où ? Quand ?
Comment améliorer les conseils en matière de santé sexuelle que les agents de santé mentale de Madrid dispensent aux jeunes du district X ? Oui. La question est spécifique et claire
Comment réduire la pauvreté des immigrés en Espagne ? Non. Le sujet est trop vaste pour être traité dans le cadre d’un mémoire de licence ou de master.
Quel est l’effet des films violents sur le comportement des enfants ? Non. Le sujet est encore une fois trop vaste ; la question devrait être plus concise. Par exemple, quel type de comportement sera pris en compte dans le cadre de la recherche ?
Quel est l’effet des tests d’alcoolémie préventifs sur le nombre de personnes qui conduisent après avoir bu ? Oui. Il s’agit d’une question d’évaluation simple et directe.

Point 6 : Hypothèse de recherche

Ils sont proposés comme réponses possibles aux questions de recherche. Les hypothèses de recherche tentent d’expliquer comment deux variables ou plus sont liées. Elles sont également appelées hypothèse de travail, car toutes les activités nécessaires pour résoudre le problème de recherche sont développées sur la base de cette hypothèse. Ils sont symbolisés par Hi. Parmi les hypothèses de recherche (Hi), on distingue quatre sous-types :

  • Hypothèse descriptive : Cette hypothèse tente de prédire une donnée ou une valeur dans une ou plusieurs variables à mesurer ou à observer. Par exemple : Bonjour : « L’Université autonome du Mexique accueillera en 2023 20 % d’étudiants de plus qu’en 2022 ».
  • Hypothèses corrélationnelles : Ces hypothèses cherchent à associer ou à relier deux ou plusieurs variables, sans nécessairement établir laquelle est à l’origine de l’autre. En d’autres termes, lorsqu’une variable est présente, une autre variable apparaît également. Par exemple : Bonjour : « Plus les adolescents sont exposés à des vidéos musicales à fort contenu sexuel, plus ils manifestent des stratégies dans les relations interpersonnelles pour établir un contact sexuel ».
  • Hypothèse de différence de groupe : Cette hypothèse vise à comparer des groupes. Par exemple : Bonjour : « L’effet persuasif sur le sevrage tabagique ne sera pas le même pour les adolescents qui voient la version couleur de la publicité télévisée que pour ceux qui voient la version noir et blanc ».
  • Hypothèses causales : Les hypothèses indiquent quelles variables ont un effet sur quelles autres variables, c’est-à-dire que la variable X provoque la variable Y. Par exemple : Bonjour : « L’effet persuasif sur le sevrage tabagique ne sera pas le même pour les adolescents qui voient la version couleur de la publicité télévisée que pour ceux qui voient la version noir et blanc ».

Seule l’hypothèse de recherche principale peut être énoncée, mais les hypothèses nulle et alternative peuvent l’être si on le souhaite.

Les hypothèses nulles sont en quelque sorte l’inverse des hypothèses de recherche. Il s’agit également de propositions sur la relation entre les variables, sauf qu’elles servent à réfuter ou à nier ce que l’hypothèse de recherche affirme. Si l’hypothèse de recherche propose : dans l’hypothèse nulle, « les adolescents attachent plus d’importance à l’attrait physique dans leurs relations que les adolescentes », l’hypothèse nulle postulerait : « les adolescents n’attachent pas plus d’importance à l’attrait physique dans leurs relations que les adolescentes ».

Comme leur nom l’indique, les hypothèses alternatives sont des possibilités autres que les hypothèses de recherche et les hypothèses nulles : elles offrent une description ou une explication autre que celles fournies par les hypothèses de recherche et les hypothèses nulles. Si l’hypothèse de recherche est la suivante : « cette chaise est rouge », affirmera le nul : « Cette chaise n’est pas rouge », et une ou plusieurs hypothèses alternatives pourraient être formulées : « Cette chaise est bleue, cette chaise est verte, cette chaise est jaune », etc.

Point 7 : Justification du projet

La justification est nécessaire pour convaincre de la pertinence du sujet et du problème de recherche. La fonction principale de la justification est de répondre à la question : Pourquoi cet étude devrait-elle être menée ? Il comprend quatre éléments :

  • Ampleur du problème : Il soutient quantitativement les personnes, les matériaux, les organisations ou autres, qui sont affectés par le manque de connaissances sur l’objet d’étude proposé.
  • L’importance du problème : Elle indique les répercussions qui seraient générées à moyen et long terme si cette recherche n’est pas faite et résout le problème posé.
  • Faisabilité de l’étude : La possibilité d’effectuer des recherches est indiquée, en tenant compte de la disponibilité de ressources humaines, matérielles, technologiques, temporelles, bibliographiques et financières.
  • Vulnérabilité de l’étude : Le champ d’application d’une circonstance donnée est déterminé sur la base des informations obtenues.

Point 8 : Description des objectifs

L’objectif général et les objectifs spécifiques sont des éléments fondamentaux dans tous les projets de recherche scientifique, car ils présentent de manière concise l’orientation de la recherche et les résultats attendus du travail. Les objectifs démontrent où vous voulez aller.

L’objectif général est l’élément qui résume et présente l’idée centrale du travail et les objectifs spécifiques. Il s’agit essentiellement de la présentation des étapes nécessaires pour atteindre l’objectif global.

Important : tous les objectifs présentés (généraux et spécifiques) doivent être atteints lors de l’élaboration du projet final.

Les objectifs (généraux et spécifiques) commencent toujours par un verbe à l’infinitif et la taxonomie de Bloom est un outil utile pour la rédaction des objectifs car elle combine trois modèles de classification des objectifs d’apprentissage en niveaux de complexité.

Pour la formulation des objectifs, il est recommandé d’utiliser des verbes de la dimension cognitive de la taxonomie, car ils sont orientés vers la connaissance et la compréhension d’un sujet. Voici le tableau des verbes suggérés de la dimension cognitive par taxonomie, selon les niveaux d’apprentissage :

Point 9 : Matériels et méthodes

9.1 Recherche quantitative

Ce qui suit est une explication des éléments méthodologiques qui devraient être inclus dans une approche de recherche quantitative, qui est le type de recherche le plus commun et le plus accepté dans la plupart des communautés universitaires, en particulier dans les sciences exactes, la santé, l’ingénierie, l’économie et la technologie. À la fin de cette section, les méthodologies spécifiques au domaine qualitatif sont expliquées.

La première étape consiste à choisir le champ d’application de la recherche, qui doit être aligné sur la question et l’hypothèse de la recherche. Il y a 4 champs d’application :

a) Études exploratoires : Ils sont utilisés lorsque l’objectif est d’examiner un sujet peu étudié ou nouveau. En général, il n’y a pas beaucoup d’informations scientifiques sur le sujet et il s’agit d’une nouvelle recherche.

b) Études exploratoires descriptives : Ils cherchent à spécifier les propriétés et les caractéristiques importantes de tout phénomène analysé. Décrit les tendances d’un groupe ou d’une population.

c) Étude de cadrage corrélationnelle : Elle associe des variables selon un schéma prévisible pour un groupe ou une population.

d) Étude exploratoire explicative : Elles visent à établir les causes des événements ou des phénomènes étudiés.

Des informations plus détaillées sur l’étendue de la recherche sont disponibles dans la vidéo suivante :

De même, les variables doivent être définies. Sans définition des variables, il n’y a pas de recherche. Les variables doivent être définies de deux manières : sur le plan conceptuel et sur le plan opérationnel. « L’opérationnalisation d’une variable » est la transformation d’une variable théorique en indicateurs mesurables (empiriques), qui permettent de quantifier cette variable théorique. L’outil idéal pour développer une telle opérationnalisation est la matrice de cohérence. En voici un exemple :

Variables Définition conceptuelle Dimensions Index
Accessibilité aux services de santé Possibilité plus ou moins grande de contacter les services de santé pour obtenir des soins Accessibilité géographique Temps mesuré en heures et en minutes pour qu’une personne se rende de son domicile au centre de santé
Abordabilité Montant des dépenses de soins
Disponibilité financière pour couvrir ces dépenses
Accessibilité culturelle Connaissance des soins dispensés au centre de santé
Perception du problème de santé

Au point 7 de ce manuel, vous aurez visionné la vidéo suivante expliquant le processus d’opérationnalisation des variables, notamment de la minute 02:05 à la minute 04:49 :

Il faut également choisir le modèle de recherche, qui peut être de deux types :

a) Expérimental : Il s’agit d’administrer des stimuli ou des traitements et/ou des interventions. Une ou plusieurs variables indépendantes (causes antécédentes supposées) sont manipulées intentionnellement, afin d’analyser les conséquences de la manipulation sur une ou plusieurs variables dépendantes (effets conséquents supposés), dans une situation de contrôle pour le chercheur. Il s’agit d’entreprendre une action et d’en observer les conséquences.

b) Non expérimentale : Elle peut être définie comme une recherche menée sans manipulation délibérée des variables. En d’autres termes, il s’agit d’études dans lesquelles les variables indépendantes ne sont pas modifiées intentionnellement pour voir leur effet sur d’autres variables. La recherche non expérimentale consiste à observer les phénomènes tels qu’ils se produisent dans leur contexte naturel, afin de les analyser.

Dans la vidéo suivante, vous en apprendrez davantage sur la conception de la recherche :

De même, il faut définir un échantillon (sauf s’il est précisé que la recherche est de type recensement, auquel cas seul le total de l’univers observé est écrit et justifié), qui peut être :

a) Probabiliste : L’équation de l’échantillon doit être utilisée, ainsi que les critères d’inclusion et d’exclusion.

b) Non-probabiliste : Les plus couramment utilisées sont l’intention et la commodité. Elle est utilisée lorsqu’il y a des contraintes de temps ou d’argent. Elle comprend également des critères d’inclusion et d’exclusion.

Important : dans l’idéal, tous les projets finaux devraient faire l’objet d’un travail sur le terrain et définir un échantillon. Seuls certains chimistes et ingénieurs peuvent faire de la recherche sans échantillon, mais la grande majorité ne le peut pas. La définition et les types d’échantillons sont expliqués plus en détail dans le prochain cours :

Pour la collecte des données, il convient de définir les instruments de mesure qui seront utilisés (au moins un) :

a) Formulaire de questionnaire b) Guide d’entretien c) Liste de contrôle d) Liste de contrôle pour l’observation (e) Échelle de mesure de type Likert f) Appareil et équipement g) Tests standardisés h) Indicateurs

Il est souhaitable que les instruments soient validés et présentent un niveau élevé de fiabilité. S’applique aux approches quantitatives et qualitatives. Vous trouverez ci-dessous de plus amples informations sur les instruments de mesure :

Pour l’analyse des données quantitatives, il convient d’indiquer si des outils et/ou des logiciels statistiques seront utilisés. Par exemple : le logiciel statistique SPSS sera utilisé pour effectuer le test du Khi-deux, qui permettra de mesurer la relation entre la variable X et la variable Y. Ci-dessous, vous pouvez accéder à une conférence sur l’analyse quantitative :

Enfin, pour les études avec une approche quantitative ou qualitative, les procédures doivent être notées dans cette section de manière descriptive et détaillée sur la manière dont la recherche sera menée. Vous pouvez ensuite accéder à un cours sur la procédure :

 

9.2 Recherche qualitative

Comme mentionné au début de la section 8, il existe des travaux qualitatifs dont la méthodologie diffère de l’approche quantitative. Si l’apprenant opte pour cette approche, il doit s’assurer que

  1. Choisissez la méthodologie appropriée (expliquée ci-dessous).
  2. Expliquer le contexte du lieu ou les circonstances particulières entourant les sujets de recherche.
  3. Décrire les procédures de réalisation de l’étude, comme expliqué ci-dessus.
  4. Indiquer les caractéristiques de la population au sein de laquelle la recherche sera menée, celles que le chercheur considère comme nécessaires pour atteindre l’objectif général.
  5. Choisissez l’instrument de collecte des informations et la manière dont elles seront traitées, comme expliqué dans les paragraphes précédents.

Il convient de préciser que l’utilisation de la méthodologie qualitative est limitée aux domaines social, anthropologique et éducatif, et qu’elle est parfois associée à la méthodologie quantitative afin de réaliser des travaux mixtes. Certaines méthodologies pouvant être utilisées pour développer la recherche sont expliquées ci-dessous :

  • Recherche-action : Il convient à ceux qui mènent des recherches dans les domaines de l’éducation, de la santé et des soins sociaux, voire de l’administration. C’est une méthode idéale pour entreprendre des changements dans les organisations et elle est donc utilisée par les chercheurs qui ont identifié un problème sur leur lieu de travail et qui souhaitent l’étudier afin de contribuer à son amélioration. Il se concentre sur la participation et le développement des participants et doit être documenté depuis le diagnostic jusqu’aux réalisations.
  • Ethnographie : Ce type de conception se concentre sur l’analyse de la culture à partir de différentes catégories, thèmes ou modèles. Il s’agit donc de démêler les significations de groupes d’individus dans un contexte donné. Elle a donc pour objet d’étude toutes sortes d’organisations, telles que les communautés indigènes actuelles, les entreprises, les groupes, les équipes, les familles, etc
  • Étude de cas : Cette méthodologie s’applique principalement à l’analyse des phénomènes sociaux et éducatifs. Il s’agit de l’étude de la particularité et de la complexité d’un cas unique, afin de comprendre son activité dans des circonstances importantes. L’objet de l’analyse peut être un phénomène, une personne, un événement ou un cas très spécifique, où l’analyse doit être effectuée dans l’environnement dans lequel se déroule l’objet de l’étude.
  • Phénoménologie : Il s’agit de comprendre le sens, la structure et l’essence de l’expérience vécue d’un phénomène par une personne (approche individuelle), un groupe (approche de groupe) ou une communauté (approche collective). La première étape du processus méthodologique est l’identification du phénomène à étudier. Des informations sont ensuite recueillies auprès des personnes qui ont vécu l’expérience et, enfin, une description commune de l’expérience est élaborée pour tous les participants.

Point 10 : Index à suivre dans le cadre théorique

Dans cette section, il convient d’indiquer des suggestions de titres de chapitres et de sous-chapitres à développer dans le projet final. Cette étape est importante pour vérifier si les questions proposées pour être développées dans le cadre théorique sont liées au sujet de la recherche et si elles couvrent les principaux thèmes.

Á ce stade, le contenu des chapitres doit-il être développé ?

Non. Il s’agit uniquement de présenter les titres des chapitres et sous-chapitres lorsqu’ils sont considérés comme importants, ils ne doivent être que cités.

Combien de chapitres doivent être soumis ?

Il n’y a pas de nombre exact, mais il n’est pas approprié de présenter un seul chapitre. Il est certain que le thème central de la recherche implique d’autres questions importantes qui doivent être traitées séparément. Il est considéré qu’en général, 3 ou 4 chapitres sont absolument suffisants pour traiter les sujets les plus importants de la recherche.

La soumission de sous-chapitres est-elle également obligatoire ?

Elle n’est pas obligatoire, mais elle est recommandée chaque fois que ce type de division est jugé approprié pour mieux organiser les questions à traiter dans le chapitre.

Des modifications peuvent-elles être apportées chapitres lors de l’élaboration du projet final ?

Oui, bien sûr. Il peut arriver qu’un ou une question soit identifié, qui semble important à ajouter au travail et qui n’avait pas été prévu à ce stade, ou qu’une question doive être supprimée parce qu’elle ne semble pas intéressante en fin de compte.

Point 11 : Bibliographie

La bibliographie présentée à ce stade devrait constituer les références qui apporteront un soutien théorique à la recherche. Il convient de rechercher les références les plus importantes qui traitent du thème central de la recherche et qui serviront de base à l’élaboration du cadre théorique. Des recherches similaires, qui ont utilisé des méthodologies similaires, doivent également être recherchées et viendront étayer le cadre empirique.

Les références doivent être académiques/scientifiques, telles que des livres, des thèses et principalement des articles scientifiques. En règle générale, aucune page web ne doit être soumise, à de rares exceptions près.

Les références doivent être actuelles, c’est-à-dire datant de moins de 5 ans, à l’exception des bibliographies considérées comme des cadres historiques fondamentaux pour le sujet de recherche.

Combien de bibliographies doivent être soumises dans le document PF-D1 ?

Les 5 à 10 principales références bibliographiques consultées jusqu’à présent doivent être exposées.

Quelle norme de citation doit être utilisée pour présenter les bibliographies ?

En général, les étudiants suivront les normes APA (ici), à l’exception des étudiants dont les projets finaux sont liés aux sciences de la santé, qui suivront les normes de Vancouver (ici) qui seront régis par le Règlement de Vancouver (ici).

Vous trouverez ci-dessous des contenus audiovisuels en rapport avec la norme de citation de Vancouver et la norme de citation de l’APA :

 

Où peut-on effectuer des recherches fiables dans la littérature académique/scientifique ? Il existe de nombreux portails, moteurs de recherche et dépôts de thèses. Certains des plus importants et des plus connus sont énumérés ci-dessous :

Comment organiser la bibliographie que j’utiliserai dans mon PC ? Nous vous suggérons d’utiliser un gestionnaire bibliographique (tel que Mendeley, par exemple) pour stocker les ressources bibliographiques que vous prévoyez d’utiliser. Ce même logiciel vous permettra d’insérer plus facilement les citations dans votre PC par la suite.

Point 12 : Intérêt pour la réalisation d’une publication scientifique à partir du projet final

Il est important de souligner que la publication du projet final sur le blog de l’université, ne dispense pas de l’élaboration et de la présentation de la mémoire du PF conformément aux directives du règlement du PF.

La publication d’un article scientifique ou la présentation d’un document lors d’une manifestation scientifique sont des activités qui exigent des efforts et du dévouement de la part de l’étudiant.

Le webinaire suivant explique de manière pratique comment préparer un article académique en vue de sa publication dans une revue scientifique :

Les personnes qui n’ont pas d’expérience en matière de rédaction et de publication universitaires sont encouragées à le consulter afin de prendre une décision en connaissance de cause.

Les étudiants qui souhaitent effectuer cette démarche peuvent s’inscrire dans cette section. Si votre demande est approuvée, elle aura l’accompagnement de votre Directeur de PF et vous pourrez bénéficier jusqu’à 1,5 points dans l’évaluation de votre projet final. Pour bénéficier ceci, l’étudiant doit, avant de soumettre son PF à l’évaluation et avant la date limite d’achèvement de ses études, envoyer des preuves montrant qu’il a au moins demandé la publication de l’article dans une revue scientifique et/ou la présentation/papier lors d’un événement scientifique.